Pascaline ado

Lundi 16 mai 2005

Un jour de mai, je m'en souviens, il pleuvait comme éléphant toxico aux diurétiques qui pisse, j'entendis un cri strident et échevelé.

hhhhhhhhiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii

Nous étions tous très affolés, nous courions, qui la chemise de nuit, qui le zifolo entre les dents, la scène était champêtre et bucolique, elle appelait à s'asseoir au pied des aubépines, si chères à Proust, nous courions donc en tout sens pour capter la source de ce bruit immonde et diabolique, ce cri inhumain.
C'était un dimanche, il était 6 heures 30 du matin, comme disent les chefs de gare.
Je me levais à mon tour, me grattant les noix en grommelant, car j'avais reconnu la douce voix de ma chère sœurette.
Je me dirigeais vers les cagoinsses, désireux d'y couler un bronze à l'effigie de mon copain Philippe; il faut dire que le transit était facilité par les prunes dont je m'étais goinfré la veille au soir.

Le colombin au garde à vous, prêt à sortir, je posais la main sur la poignée des chiottes.
Le cri reprit, semblant sortir d'une cave enfouie dans les catacombes.
Ma mère m'écarta d'un revers de coude délicatement appliqué sur mon œil gauche, défonça la porte, (faut dire qu'elle était balaise à l'époque, infirmière en psychiatrie, ça vous fait des biscotos).
-- Barres-toi p'tit con, me lança tendrement ma génitrice. Ta sœur est en train d'avoir ses ours, faut qu'j'vais la rassurer.
Renonçant in petto à lui corriger la syntaxe, je partis résolus démouler mon cake au fond du jardin.

C'est bien plus tard que j'appris que j'avais chié sur le persil.

Par Père Siffleur
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