Bienvenue!

L'histoire de ma soeur Pascaline, ma jumelle.
Elle pourrait passer pour une blonde, d'ailleurs elle l'est, mais vous verrez qu'elle a plein de choses à vous montrer.
Et je ne parle pas de sa culotte, petits canailloux!

Lundi 16 mai 2005

Un jour de mai, je m'en souviens, il pleuvait comme éléphant toxico aux diurétiques qui pisse, j'entendis un cri strident et échevelé.

hhhhhhhhiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii

Nous étions tous très affolés, nous courions, qui la chemise de nuit, qui le zifolo entre les dents, la scène était champêtre et bucolique, elle appelait à s'asseoir au pied des aubépines, si chères à Proust, nous courions donc en tout sens pour capter la source de ce bruit immonde et diabolique, ce cri inhumain.
C'était un dimanche, il était 6 heures 30 du matin, comme disent les chefs de gare.
Je me levais à mon tour, me grattant les noix en grommelant, car j'avais reconnu la douce voix de ma chère sœurette.
Je me dirigeais vers les cagoinsses, désireux d'y couler un bronze à l'effigie de mon copain Philippe; il faut dire que le transit était facilité par les prunes dont je m'étais goinfré la veille au soir.

Le colombin au garde à vous, prêt à sortir, je posais la main sur la poignée des chiottes.
Le cri reprit, semblant sortir d'une cave enfouie dans les catacombes.
Ma mère m'écarta d'un revers de coude délicatement appliqué sur mon œil gauche, défonça la porte, (faut dire qu'elle était balaise à l'époque, infirmière en psychiatrie, ça vous fait des biscotos).
-- Barres-toi p'tit con, me lança tendrement ma génitrice. Ta sœur est en train d'avoir ses ours, faut qu'j'vais la rassurer.
Renonçant in petto à lui corriger la syntaxe, je partis résolus démouler mon cake au fond du jardin.

C'est bien plus tard que j'appris que j'avais chié sur le persil.

Par Père Siffleur - Publié dans : Pascaline ado
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Dimanche 1 mai 2005

Tout le monde était affolé, incrédule, sauf papa qui était arrivé au stade de sérénité totale à 12° raisinés.

Taty Claude se comprimait la poitrine de saisissement, et ne pouvait se lever de sa chaise. Elle semblait prier, mais aucun mot ne sortait de sa bouche, juste de curieux "rrrrrrrrhhhhh…. Rrrrrrrrrrrhhhhh" qui nous inquiétaient beaucoup aussi.

La sueur perlait à son front, ainsi qu'aux ailes du nez, ce qui lui donnait un air d'otarie du plus bel effet.

Plus inquiétant encore étaient les tressautements dont tout son corps était animé.

Faut dire que son cocu lui massait fougueusement les glandes mammaires de la main droite, pour l'aider à respirer, et lui faisait deux doigts de cours dans le fondement pour ce qui est de faciliter la circulation de l'air.

Poum! Fit la tête de papa qui venait de rencontrer la table de chêne.

Maman avait cessé de manger, et cela me fascinait. Je la voyais toujours en train de travailler ou manger, souvent les deux à la fois d'ailleurs…

Là, elle ne mangeait plus. Elle avait arraché Pascaline des bras puissants et sauveteurs du père Mathieu, et pleurait comme si on lui avait piqué son train électrique.

Pascaline me fit un clin d'œil par-dessus l'épaule maternelle.

L'enfer commençait vraiment.
Par Père Siffleur - Publié dans : L'enfance de Pascaline
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