Bienvenue!

L'histoire de ma soeur Pascaline, ma jumelle.
Elle pourrait passer pour une blonde, d'ailleurs elle l'est, mais vous verrez qu'elle a plein de choses à vous montrer.
Et je ne parle pas de sa culotte, petits canailloux!

Lundi 25 avril 2005

Valentine était la fille de la sœur de maman, autrement dit notre cousine germaine. Je peux vous dire qu'elle était par la même teutonne, car, je m'en aperçus plus tard, elle avait de bien jolis teutons.

Mais je m'égare.

Nous avions 5 ou 6 ans, et nous passions nos vacances avec la cousine Valentine, sa mère, et son père du moment.

En effet, la maman de Valentine était une chaude lapine, toujours prête à se faire embroquer par qui en avait une avec la manière de s'en servir.

Claude qu'elle s'appelait, ça s'invente pas.

Le mari du moment était une espèce de bellâtre gominé et body-buildé, gonflé de testostérone et d'anabolisants de toutes sorte. On l'appelait d'ailleurs Smarties, avec toutes les pilules de toutes les couleurs qu'il se goinfrait à longueur de journée.

Mais il était riche, et tenait à le faire savoir. Un vrai bonheur ce con! Il nous payait des glaces, des jouets, des tours de manèges, il lui arrivait même de nous refiler un bifton de cent pions pour que nous fermassions notre grande gueule quand nous le surprenions à loncher avec la fille de ferme.

Pascaline n'aimait pas du tout Valentine. Elle n'aimait pas non plus Taty Claude, par contre elle adorait (déjà), la décapotable du minet.

Elle était comme ça Pascaline.
Par Père Siffleur - Publié dans : L'enfance de Pascaline
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Dimanche 24 avril 2005

Forcément, nous étions ensemble à la maternelle. Pascaline était capricieuse, colérique, elle piquait les cubes des potes pour faire son tas, mais on ne pouvait s'empêcher de l'aimer.
Elle avait un regard de chouette éblouie, et quand par miracle elle souriait, on avait l'impression que le ciel s'ouvrait après une période de déluge, pour laisser le soleil envahir nos pauvres vies de lardons mal torchés.
La maîtresse, Mlle Latouf-Risez, l'avait prise en grippe assez rapidement.
Faut dire que Pascaline faisait exprès de ne pas dormir pendant la sieste, de jeter son lait sur la robe de Latouf.
Maman travaillait tard, elle était infirmière. Papa quant à lui sortait de l'usine pour rentrer au bistro, ce qui fait que c'est la concierge (eh oui, il y en avait encore beaucoup à l'époque, et on les appelait pas gardienne d'immeuble) qui venait nous chercher.
Je ne pouvais pas la voir... Pourtant, quelle beauté! Elle sentait la vinasse et les dessous de bras, avec en plus une tite odeur de p'tite fille négligée. Elle louchait, avait les cheveux graisseux rassemblés en paquets, les jambes bleues (je savais pas que ça s'appelait des varices), et des ongles endeuillés de plusieurs générations de matous.
Si l'on ajoute à ce beau tableau sa voix de marchande à la criée, et le fait que j'étais son "p'tit porlutche" (elle était du Nord, et un porlutche c'est une quéquette), vous imaginez bien à quel point j'adorais qu'elle vienne nous chercher
Pascaline s'en foutait complètement. Elle était si contente de rentrer à la maison qu'elle aurait donné la main à Dracula...

- Publié dans : L'enfance de Pascaline
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