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L'histoire de ma soeur Pascaline, ma jumelle.
Elle pourrait passer pour une blonde, d'ailleurs elle l'est, mais vous verrez qu'elle a plein de choses à vous montrer.
Et je ne parle pas de sa culotte, petits canailloux!

L'histoire de ma soeur Pascaline, ma jumelle.
Elle pourrait passer pour une blonde, d'ailleurs elle l'est, mais vous verrez qu'elle a plein de choses à vous montrer.
Et je ne parle pas de sa culotte, petits canailloux!
Un jour qui était pire que les autres, Valentine reçu le compliment de trop, celui qui fit devenir Pascaline ce qu'elle est encore maintenant.
Nous étions dehors, et train de prendre notre petit déjeuner comme dans la pub "Bonjour", lorsque ma jumelle se renversa un peu de chocolat sur la blouse.
Maman, comme à son habitude, hurla en levant les bras et les yeux au ciel, mais sans lever son cul de la chaise, et, ce qui représente un véritable exploit vous allez en convenir, en continuant de s'enfiler des tartines beurrées confiturées.
"Ce que tu peux être maladroite ma fille", ânonnait maman en s'empiffrant.
Valentine quant à elle revenait déjà avec un linge humide, tiède, et détachait sa cousine en essayant de minimiser l'incident.
"Ah Pascaline! Si tu pouvais être comme ta cousine! Ou même ton frère tient!"
C'est papa cette fois qui, entre deux tites gnoles, mettait son grain de sel.
Pascaline se leva sans un mot et nous la vîmes partir vers la grange.
Nous continuâmes à manger de bon cur.
C'est le père Mathieu, de la ferme voisine, qui nous ramena Pascaline. Il l'avait tiré juste à temps de la rivière ou elle s'était jetée.Il faut dire que Valentine en imposait, du haut de ses 8 ans. Eh oui! Elle était un poil de cul plus âgée que nous, et cela déclenchait chez Pascaline des crises de jalousie absolument apocalyptiques!
En plus, la Valentine était toujours souriante, agréable, prête à rendre service, ce qui fait que son parcours était jalonné de compliments, et chacun de ces éloges était une pique enfoncée dans le flanc de ma jumelle. Déjà, elle voulait être la meilleure, la première, celle que l'on regarde, celle dont chaque parole est bue.
Elle ne pouvait exister qu'en étant la seule, l'unique, la référence.
Perso, la tite Valentine me semblait aussi bien plus sympa que ma chipie de sur. Pourtant, je ne peux pas dire que je la détestais, la Pascaline! Elle m'était indifférente.
Cette façon qu'elle avait de ne voir la vie que par elle m'horripilait déjà, sans que je m'en rendisse compte. Nous n'existions pour elle que par rapport à ce que nous pouvions lui apporter, ou la faire valoir.
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